“J’étais là, et je n’ai rien fait”

Cette phrase percutante ne cesse de tourner en boucle depuis que je l’ai entendu. Peut-être l’aurez vous reconnu car elle est extraite d’une chanson de Zazie (“J’étais là”) dont les paroles chocs restent indélébiles.

Cette phrase m’a permis de mener quelques actions, de trouver un élan vital de création notamment dans certaines associations pour aider des personnes dites vulnérables. Cette vulnérabilité me touche, me révolte, m’effraie aussi. Surtout celle qui touche les animaux.

Les réseaux sociaux ont largement diffusés ces derniers temps des images chocs de tortures faites sur des animaux en tout genre. Je ne parle pas des abattoirs soi-disant bios qui avaient du matériel déficient et faisait que les animaux souffraient parfois même sous les rires démoniaques de leurs tortionnaires. Non, je parle des expériences malheureuses qui sont faites sur des singes, des chats, des chiens, des rongeurs où ils sont scalpés à vif, sans anesthésie, pour prélever des substances nécessaires aux produits de luxe. Des témoignages écoeurants ont été rapportés où certains ont vu des animaux pleurer de douleurs et ne pouvant se défendre car leurs tortionnaires les avaient contentionner.

“J’étais là, et je n’ai rien fait”

Je constate malgré moi tous ces massacres, ces vidéos qui circulent d’un cheval se faisant fouetter dans la rue car étant à terre, ces chèvres égorgées lamentablement et empilées les unes sur les autres, ces poussins broyés vivants dans les machines industrielles, ces animaux parqués et gavés pour satisfaire les appétits princiers de l’homme. Toutes ces images sont absolument à vomir et nous regardons ça au travers de nos écrans de smartphones. Écrans qui, comme son nom l’indique, nous mettent à distance à notre guise pour se protéger de cette réalité insoutenable, même si nous y revenons sans cesse car cela devient un besoin addictif de s’abreuver de constantes nouveautés audiovisuelles, qu’elles quelle soit.

Et la loi n’aide pas. Juridiquement, l’animal est considéré comme une chose, un meuble car appropriable. Encore faut-il rappeler que la loi a été créée par l’homme et que l’homme est considéré comme un animal mammifère. Le serpent se mord-il la queue ?

“J’étais là, et je n’ai rien fait”

Les hommes n’étant pas tous à mettre dans le même panier, certaines bonnes âmes ont créé des associations et menées des actions où l’humanité renoue avec le respect du règne animal. D’ailleurs il faut leur reconnaitre tout le mérite possible. Mais est-ce bien suffisant ? Constater les choses dans son coin, adhérer à des associations, se dire que les choses bougeront un jour (peut-être), tout ça n’est pas suffisant. C’est ENSEMBLE qu’il faut agir, c’est ENSEMBLE qu’on peut faire bouger les choses, c’est ENSEMBLE que nous pouvons nous faire entendre, c’est ENSEMBLE que nous pouvons combattre ! Je vais faire un malheureux parallèle mais les djihadistes l’ont bien compris. Si la terreur peut être amplement diffusée sur la population par une poignée de personnes au nom d’une idéologie, alors nous pouvons diffuser tout autant le bonheur à la seule condition : être ENSEMBLE !

Alors bougeons nous ENSEMBLE, arrêtons de nous plaindre, arrêtons d’être des spectateurs mais soyons acteurs ! Levons nous ! Rencontrons nous ! Soyons solidaires, et changeons le sors du règne animal. La vie est courte, la leur bien plus que la nôtre. Que nos voix pour le respect devienne la voie du respect. Manifestons notre indignation, défendons la cause animale. Tout ceci pour que nous puissions un jour crier haut et fort avec fierté :

“J’étais là, et j’ai changé les choses !”

Rejoignez CausAnimalis, le réseau qui lie les organisations et associations animalières !

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