Stop The Trucks

Chaque année, près d’un milliard de volailles et 37 millions de bovins, cochons, moutons, chèvres et équidés sont transportés vivants à l’intérieur de l’Union européenne et vers des pays tiers. Les animaux sont fréquemment transportés sur de très longues distances, souvent des milliers de kilomètres. Ces trajets peuvent durer plusieurs jours avant qu’ils n’atteignent leur destination finale. Demandez une révision de la réglementation pour obtenir une limite de transport à 8h maximum.

Les citoyens européens demandent majoritairement une limitation de la durée de transport des animaux vivants ; pourtant, leurs attentes ont été jusqu’à présent largement ignorées.

Les longs transports ne sont pas sans conséquences sur les animaux qui sont épuisés, déshydratés et se blessent. Certains en meurent. Tous les animaux d’élevage, quel que soit leur âge ou leur condition physique, sont concernés. Certains sont déjà affaiblis par des semaines de production intensive. D’autres sont à peine nés, comme les veaux mâles non sevrés issus de la filière laitière, qui sont les plus jeunes victimes des longs transports. Privés de nourriture et de repos, ils sont contraints à l’immobilisme durant de longues heures dans des camions surchargés.

Tous subissent le même sort et la réglementation protégeant les animaux d’élevage pendant leur transport ne permet pas d’assurer leur bien-être. De plus, on constate des manquements importants dans son application puisque les contrôles en la matière sont trop peu nombreux : seuls 1% sont menés durant la phase même de transport (sur la route et non pendant le déchargement des animaux).

L’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark ont conjointement demandé à la Commission européenne une révision de la réglementation régissant le transport d’animaux vivants (Règlement CE 1/2005 du 22 décembre 2005). La Suède a suivi cette initiative.

La révision de la réglementation permettrait :

  • Sa meilleure application sur le terrain.
  • Une adaptation de la réglementation aux récentes données scientifiques sur le bien-être et la santé animale.
  • Une meilleure prise en compte de certaines espèces qui sont, pour le moment, oubliées de la réglementation actuelle.
  • D’appliquer des exigences plus strictes quant à la qualité du transport d’animaux vivants.
  • De renforcer les connaissances et compétences des transporteurs via une meilleure formation.

Nous appelons la France à soutenir l’initiative de l’Allemagne, du Danemark, de la Suède et des Pays-Bas.

http://bit.ly/petition-longs-transports