Bienvenue à l’abattoir.

Leurs hurlements résonnent sans fin, ils ne comprennent pas. Leur douleur crève les yeux, et leurs cris sous les coups d’aiguillons électriques sont suraigus. Leur effroi est palpable, visible dans leurs yeux affolés. Leur respiration haletante trahit leur immense détresse. 

Et leurs têtes tombent, leur sang coulant alors en rivières intarissables. Leurs corps encore chauds, tremblants, parfois encore vivants, sont découpés sans aucune émotion, pendant que leurs âmes brisées disparaissent.

La boucle est infinie, les gorges sont tranchées sans répit, les hurlements jamais ne cessent : ceux qui ne peuvent plus crier sont immédiatement remplacés, il y en a tellement qui vont mourir. Le sang de ces innocents n’arrête jamais de se répandre.

Jour et nuit, par millions, ils sont massacrés. Nuit et jour, par millions, ils sont écharpés. La terreur indicible de ces condamnés imprègnent les murs vermillons, elle s’est faufilée dans les moindres recoins, jusqu’à suinter du plafond où les cadavres sont suspendus sans relâche.

Victimes de l’égoïsme humain, martyrs de la barbarie d’une espèce qui se dit supérieure, en se délectant d’agonie pure : il y en a encore tellement qui vont souffrir, il y en a encore tellement qui vont mourir …

Bienvenue à l’abattoir …

(Texte de Marie, de Vegan Impact)

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